La menstruations : véritable calvaire chez les femmes
J'ai eu mes premières règles à treize ans, et quelques mois après les douleurs et les crampes sont apparues et varient toujours en fréquence et en intensité.
Mon gynéco de l'époque m'a même assuré qu'en tant que femme, la dysménorrhée est normal. Et aujourd'hui encore, même à 32 ans, j'en souffre. À la douleur s'ajoutent d'autres symptômes comme la fatigue, les troubles digestifs et la nausée qui handicape fortement ma vie professionnelle, mes études. Bref, ma vie sociale est entièrement impactée. A.L*
Au-delà des regards malveillants des gens et des clichés machistes autour de la question ; il y a aussi la douleur physique accompagnant les règles qui constituent un inconvénient bien qu'invisible mais très embarrassant pour nous les femmes.
D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, le handicap est un terme générique qui comprend les déficiences, les limitations physiques et/ou mentales [ ... ] il résulte de l'interaction entre les personnes ayant des soucis allant de la paralysie cérébrale, la dépression, à des facteurs environnementaux, personnels [...]
L'OMS reconnaît que de nombreuses personnes vivent avec des conditions chroniques qui peuvent être invalidantes même si elles sont invisibles. Des maladies comme le diabète, la dysménorrhée, les troubles auto-immuns, le syndrome de l'ovaire polykystique et d'autres affections qui peuvent aussi impacter de manière significative.
Donc cela dit, les règles douloureuses peuvent être considérées comme un handicap récurrent assez important dans la vie d'une femme. Invisibles, pourtant très fréquents et tous gênants, les problèmes de dysménorrhée et de SOPK dont souffrent une femme sur 10 actuellement en Haïti, représentent un vrai frein dans leur train de vie normes et habituel.
Dans mon cas, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi le docteur m'avait interdit des antalgiques. Si la prise en charge a été bien faite, je serai mieux parler à porter ce fardeau. A-L*
Un congé menstruel ou un dispositif de télétravail serait un vrai soulagement pour les femmes qui souffrent de handicap invisible et aussi une réelle avancée dans la problématique du genre au travail. Cela reviendrait à reconnaître aux femmes le droit de vivre et d'assumer leur féminité dans sa dimension physiologique la plus concrète. Ça permettrait également de casser le tabou des règles au travail, et plus généralement dans la société.
Un congé menstruel permettrait aux femmes de mieux se reposer, d'éviter le stress, les sautes d'humeur et de mieux surmonter les épisodes douloureux aux menstruations.
Une alimentation saine et équilibrée, la prise de vitamine C, la pratique des exercices réguliers et des techniques de gestion du stress peuvent aider à réduire la douleur.
À toutes les femmes souffrant de handicap invisibles liés aux règles, il est conseillé de suivre régulièrement un gynécologue soit tous les trois mois et rassuré que vous avez droit à une prise en charge normale et qu'on vous prescrit des antidouleurs ou des contraceptifs hormonaux appropriée à votre état de santé, un soutien psychologique et social n'est pas à négliger.
* : nom d’emprunt




Commentaires